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	<title>Priscille DJAMFA</title>
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	<description>Explorez un espace dédié à la présentation de mes compétences professionnelles, à mes passions personnelles, et à mon univers créatif. Ce site a été conçu pour vous offrir un aperçu détaillé de mon parcours professionnel et de mes expériences, tout en partageant les projets qui me passionnent et les intérêts qui me motivent.</description>
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	<title>Priscille DJAMFA</title>
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		<title>S’organiser quand on est enseignant d’université et qu’on voudrait tout de même avoir une vie sociale (oui, c’est possible, apparemment)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Priscille Ngongang Djamfa]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2025 08:53:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie à l'université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ah, l’université. Ses amphithéâtres bondés, ses étudiants enthousiastes (sauf le lundi matin), ses collègues surmenés et ses e-mails à 2h du matin commençant par « Chère collègue, urgentissime… ». Être enseignant-chercheur, c’est avoir un emploi du temps digne d’un ministre&#8230; d’un petit pays, certes, mais ministre quand même. Et pourtant, parfois, au détour d’une sieste ratée, ou...</p>
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<p>Ah, l’université. Ses amphithéâtres bondés, ses étudiants enthousiastes (sauf le lundi matin), ses collègues surmenés et ses e-mails à 2h du matin commençant par « Chère collègue, urgentissime… ». Être enseignant-chercheur, c’est avoir un emploi du temps digne d’un ministre&#8230; d’un petit pays, certes, mais ministre quand même. Et pourtant, parfois, au détour d’une sieste ratée, ou d’un lot de copies oublié, d’un mari infidèle (ou parfois le mari d’une autre qui vous est infidèle – que voulez-vous ? Les temps sont durs), un fol espoir surgit : et si je reprenais une vie sociale ? C’est compliqué, mais pas impossible.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="682" height="1024"  alt="enseignant d'université" class="wp-image-419 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/06/photo_2025-06-29_10-47-17-682x1024.jpg" srcset="https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/06/photo_2025-06-29_10-47-17-682x1024.jpg 682w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/06/photo_2025-06-29_10-47-17-200x300.jpg 200w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/06/photo_2025-06-29_10-47-17-768x1152.jpg 768w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/06/photo_2025-06-29_10-47-17.jpg 853w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<p><strong>Etape 1, « Je vais planifier ma semaine », horizon inatteignable</strong></p>



<p>Lundi matin. Vous ouvrez votre agenda avec détermination : cette semaine, je suis organisée. Vous bloquez des créneaux : cours, réunions, corrections, recherche, rédaction. Vous laissez même un petit coin pour « sortie avec les copines » dimanche. Vous vous sentez puissante. Vous êtes Trello, grand bien vous fasse ! Voici donc la réalité : <strong>Lundi midi</strong> : votre chef de département vous annonce une réunion impromptue mais indispensable. <strong>Mardi</strong> : votre ordinateur décide de faire une mise à jour de 3 heures pile au moment de rendre un rapport. <strong>Mercredi</strong> : vous découvrez que vos étudiants ont compris le cours… mais d’une autre réalité parallèle. <strong>Jeudi</strong> : un colloque tombe du ciel (et sur votre emploi du temps).<strong>Dimanche</strong> : « Sortie » devient « Rédiger le rapport de coordination du département » en vue des journées pédagogiques. Vous voyez ou pas ?</p>



<p><strong>Etape 2, Apprendre à dire NON… ou au moins «&nbsp;heu, p’t’être pas tout de suite&nbsp;»</strong></p>



<p>On ne le dira jamais assez : NON est une phrase complète. Mais quand on est enseignant universitaire, on a tendance à répondre «&nbsp;Oui bien sûr&nbsp;» à des propositions qui ressemblent à : «&nbsp;Tu peux organiser un colloque intergalactique pour mardi ?&nbsp;», «&nbsp;Tu veux bien co-encadrer ce mémoire dont le sujet change tous les jeudis ?&nbsp;», «&nbsp;Tu peux juste jeter un œil à mon manuscrit de 800 pages ? C’est urgent, c’est pour hier.&nbsp;» <strong>Conseil</strong> : entraînez-vous devant le miroir. «&nbsp;Non&nbsp;», «&nbsp;Pas possible&nbsp;», «&nbsp;Je suis déjà en burn-out&nbsp;», «&nbsp;Mon âme est en vadrouille, tu ne vois que ma dimension charnelle&nbsp;», tout est bon à prendre. Votre vie sociale vous dira merci.</p>



<p><strong>Etape 3, Intégrer ses amis dans sa vie académique (ou vice versa)</strong></p>



<p>Si tu ne vas pas à la vie sociale, la vie sociale viendra à toi. Organisez vos réunions dans des cafés (en priant pour que le Wi-Fi tienne). Faites vos corrections pendant vos sorties (sous réserve d’avoir des amis compréhensifs et des copies waterproof). Invitez vos amis à vos soutenances (« oui oui, c’est passionnant, on parle d’éditorialisation et de métamorphose des pratiques en STIC » &#8211; ça met de l’ambiance). Et pourquoi ne pas transformer vos apéros en groupes de lecture ou vos dîners en conseils scientifiques informels ? (<strong>À noter</strong> : le vin améliore rarement la rigueur méthodologique. Juste au cas où, ne me remerciez pas).</p>



<p><strong>Etape 4, Externaliser tout ce qui peut l’être (non, pas vos étudiants)</strong></p>



<p>Courses ? Faites-les en ligne (j’ai foi en mon pays, ce mythe deviendra réalité). Ménage ? Faites appel à quelqu’un (ou laissez tomber, ça muscle le système immunitaire et votre belle-mère ne vous verra plus d’un mauvais œil). Réponses aux e-mails ? Installez un répondeur automatique type : > « Bonjour, je suis actuellement en train de courir après mon retard. Merci de patienter 3 à 5 jours ouvrables. »</p>



<p><strong>Etape 5. Accepter que «&nbsp;avoir une vie sociale&nbsp;», parfois, c’est juste s’endormir devant Netflix à 21h</strong></p>



<p>Oui, il y a des jours où votre seule interaction humaine sera avec votre livre de méthodologie ou votre cuisinière à gaz. Ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est de se rappeler que derrière les deadlines, les mémoires à relire, les comités à honorer et les powerpoints à refaire à minuit, il y a une personne. Une personne brillante, drôle, et qui mérite parfois un mojito ou une bonne soirée entre amis. Alors courage, collègues du savoir. Votre vie sociale ne demande qu’à être redécouverte. Même si elle commence par une boisson avec un ami… à la pause entre deux réunions.</p>



<p></p>
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		<title>Ce jour au boulot où rien ne fonctionne comme prévu</title>
		<link>https://priscille-djamfa.com/2025/04/15/ce-jour-au-boulot-ou-rien-ne-fonctionne-comme-prevu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Priscille Ngongang Djamfa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 19:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie à l'université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le jour de ta malchance, même le coton te blesse. Je tiens cette expression de mon petit frère, oui le même. On dirait un philosophe du BHB (Beignets Haricot Bouillie) à la retraite. Bref, ce jour-là, j&#8217;étais victime d&#8217;un complot cosmique organisé par des amateurs. Épisode 1 : mon arrivée8h07 : J’arrive en cours, fraîche...</p>
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<p><strong>Le jour de ta malchance, même le coton te blesse</strong>. Je tiens cette expression de mon petit frère, oui <a href="https://priscille-djamfa.com/2025/04/08/quand-tu-fais-plus-jeune-que-tes-etudiants/">le même</a>. On dirait un philosophe du BHB (Beignets Haricot Bouillie) à la retraite. Bref, ce jour-là, j&rsquo;étais victime d&rsquo;un complot cosmique organisé par des amateurs.</p>



<p><strong>Épisode 1 : mon arrivée</strong><br>8h07 : J’arrive en cours, fraîche comme une copie rendue à l’heure (c’est dire si c’est rare). Je suis prête. Motivée. Habitée par l’esprit de la transmission (oui, je suis ce genre de prof). Je lance ma première question avec l’élégance d’un maître Jedi :<br>— “Quelqu’un peut-il me citer un best-seller camerounais ?”<br>Silence. Rien. Nada. Même l’écho m’a ghostée. Un étudiant a toussé, j’ai cru qu’il allait parler. Faux espoir. Il est juste allergique… à la participation. Je regarde les visages : ils me regardent comme si j’étais en train de parler Klingon. Une étudiante pianote frénétiquement. Je m’approche discrètement : elle est en train de commander un sac sur Shein (inutile de vous dire que ce sac aura la même durée de vie que sa présence à mes cours). Je suis officiellement moins captivante que le journal de 13h30.</p>



<p><strong>Épisode 2 : fin du cours</strong><br>Je me dis : “Tiens, je vais envoyer ce petit rapport sur notre projet lecture. Le coordo était partant, il va être content.” Réponse, trois minutes plus tard : “Je vous avais dit d’attendre mon feu vert.”<br>Coordo, le feu, c’est vous qui l’avez allumé avec enthousiasme la semaine dernière. Vous m’avez même dit “Excellent, on avance.” Aujourd’hui, c’est moi qui suis en excès de vitesse sur l’autoroute du malentendu. Franchement, j’ai relu mon mail avec la même intensité que si j’avais envoyé un texto gênant à mon crush.</p>



<p><strong>Épisode 3 : pause déjeuner</strong><br>Je tente de ventiler mes frustrations auprès d’une collègue qui a l’air, en apparence, d’une gentille personne (erreur de casting). Je lui dis, innocemment : “Tu trouves pas qu’on devrait mener plus d&rsquo;activités de recherche ?” Elle me regarde, mâche sa bouchée de riz sans ciller, et balance : “Franchement, tu te prends trop la tête.” Ah. OK. Pardon. J’avais pas vu que j’étais dans une zone démilitarisée où la motivation professionnelle était classée comme comportement hostile.</p>



<p><strong>Épisode 4 : Réunion </strong>                                                                                                                         Je propose une idée de projet collaboratif. Silence. Une mouche éternue. Puis, quelques instants plus tard, un collègue propose exactement la même idée, mais en changeant l’ordre des mots. Ovation. Applaudissements. Il manque juste la fanfare. Je reste calme. Extérieurement. Intérieurement, je joue du violon sur le Titanic de mon ego.</p>



<p><strong>Épisode 5 : de retour à la maison</strong><br>Je rentre chez moi après être allée profiter du frigo de cher père <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f605.png" alt="😅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. Que vois-je ? Mon voisin. Ah, les voisins. Ces gens qui vivent à 5 mètres de toi mais à 500 années-lumière de toute notion de décence. Je vous présente DJ-Cauchemar, ambassadeur du vacarme et prince autoproclamé des soirées improvisées en plein air… un mardi soir. Oui, vous avez bien lu. Il est 21h17.<br>Je suis en pyjama. Prête à plonger dans un sommeil réparateur bien mérité, après une journée foireuse. Et là… BOUM. Le sol vibre. Les vitres tremblent. Mon cœur aussi. Pas d’alerte sismique : c’est juste mon voisin qui a décidé que mardi était le nouveau samedi. Il a sorti les baffles, madame. Pas des petites enceintes Bluetooth mignonnes, non. Des monstres sonores probablement volés à un concert de Maahlox. Je n’ai pas entendu la musique. J’ai ressenti la musique. J’ai découvert que mes organes internes pouvaient danser contre leur volonté. Je me dis : “Il va sûrement baisser le son.” Erreur. Il change juste de playlist. Et le pire ? Il rit. Il RIT. Avec ses invités. Ils chantent faux. Ils s’enjaillent. Ils vivent leur meilleure vie dans une ambiance boîte de nuit de quartier pendant que moi, je compose une lettre de démission à ma santé mentale.</p>



<p>Il est à présent 23h05. J’hésite entre :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>descendre, me placer devant eux et les fixer longuement, juste pour que quelqu’un comprenne ma douleur ;</li>



<li>lancer un seau de piment depuis ma fenêtre comme une grand-mère enragée ;</li>



<li>appeler la police qui me demandera si je sais dans quel pays je me trouve.</li>
</ul>



<p>Mais je fais… rien. Je subis. En silence. Comme une victime du bruit ambiant. Une âme perdue dans un karaoké de l’enfer. Minuit passé, toujours pas de fin. Il crie à son pote : “Mets le son à FOND !” Mais mon frère, tu veux qu’on perce la croûte terrestre ?</p>



<p>Cher voisin, merci pour cette immersion sonore digne d’un festival… au mauvais endroit, au mauvais moment. Conclusion ? Cette journée était sponsorisée par le club des “Pas aujourd’hui, merci”. Mais vous savez quoi ? Demain, je reviens. Armée de café, de sarcasme poli et de ma meilleure chemise “je-ne-me-laisse-pas-faire”.</p>



<p>Et vous, c’était quoi le dernier moment où vous avez voulu vous téléporter dans une autre&nbsp;dimension&nbsp;?</p>



<p></p>
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		<title>Quand tu fais plus jeune que tes étudiants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Priscille Ngongang Djamfa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 19:03:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie à l'université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Survivre à l&#8217;amphi incognito 😎 Quand j’ai dit à ma famille que j’étais désormais enseignante d’université, ils ont cru à une blague. Ma mère m’a demandé si c’était pour une émission TV. Mon petit frère m’a demandé si c&#8217;était une école de « mini pouce ». Mon grand frère a ri pendant exactement quarante-deux secondes. Moi ?...</p>
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<h3 class="wp-block-heading">Survivre à l&rsquo;amphi incognito <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f60e.png" alt="😎" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></h3>



<p>Quand j’ai dit à ma famille que j’étais désormais enseignante d’université, ils ont cru à une blague. Ma mère m’a demandé si c’était pour une émission TV. Mon petit frère m’a demandé si c&rsquo;était une école de « mini pouce ». Mon grand frère a ri pendant exactement quarante-deux secondes. Moi ? Je riais aussi, nerveusement, en regardant mon miroir, essayant de me convaincre que j&rsquo;avais quand même une tête de prof.</p>



<p>Pour tout vous dire, je n’ai pas une tête de prof. J’ai une tête de “licence 3 en plein doute existentiel, option dernier modèle de New Balance, style baba cool complètement sonnée”.</p>



<p><strong>Episode 1 : quand ton collègue te réprimande d&rsquo;arriver en retard à son cours</strong> <br>C’est mon premier jour de cours. Je suis en pantalon près du corps, baskets, sac à dos. La panoplie parfaite pour passer inaperçue… ou pour être confondue avec la promo 2025.<br>Je me pointe à l&rsquo;entrée de la salle de classe, toute anxieuse — j’ai des morceaux de craies et un support de cours, la totale quoi. Là, un collègue, que dis-je ? Un grand prof, vénérable, vestiges de barbe blanche, cravate jusqu&rsquo;au menton (code vestimentaire universitaire +9000), me regarde de haut en bas avec condescendance : “Jeune fille, avez-vous vu l&rsquo;heure ? Quelle outrecuidance ! Vous avez le toupet de vous pointer et d&rsquo;interrompre le cours ? Avec ses minces pieds ! Vous n&rsquo;entrerez même pas en rêves.” A vrai dire, je suis restée bloquée sur le mot « outrecuidance »<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f602.png" alt="😂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. J&rsquo;avais à présent deux problèmes. J&rsquo;ai cligné des yeux, souri et répondu : « Je suis désolée, Professeur, je suis censée les prendre juste après vous ». Il a reculé comme si je venais d’invoquer Voldemort en pleine réunion pédagogique. Même pas un semblant d&rsquo;excuses, tu parles.</p>



<p><strong>Episode II : les étudiants qui m’appellent “Ma coucou” avec des guillemets</strong><br>Bon. J’entre dans la salle de classe (si tu n&rsquo;as pas compris pourquoi je parle de salle de classe depuis tout à l&rsquo;heure c&rsquo;est surement parce que je ne t&rsquo;ai pas dit qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une école supérieure). On me regarde comme si je m&rsquo;étais égarée. Un étudiant avec la maladresse la plus totale me balance : “Ma coucou, tu cherches quelqu&rsquo;un ?”<br>Moi, intérieurement : Non, c’est une expérience sociale de l’Université. On filme vos réactions pour TikTok. Le meilleur, c’est quand ils viennent me voir à la fin du cours :<br>“Honnêtement, vous expliquez bien, on dirait pas que vous êtes prof.”<br>Euh… merci ? Je suis quoi alors ? Une illusion pédagogique ? Une hologramme de Ngoa-Ekélé ? Une étudiante infiltrée par la DGRE ?</p>



<p><strong>Episode III : quand tu subis le mépris poli des étudiant</strong>s <strong>des autres filières</strong><br>Ah, ce doux moment où un étudiant d&rsquo;ailleurs se pointe dans ma salle, me regarde et me dit, sûr de lui : “Excuse-moi, le prof est là?”<br>Moi : Nonon. Il ne viendra pas aujourd&rsquo;hui.  Je sais, mon humour est vache. <br>Parfois, ils viennent même me draguer dans le hall de l&rsquo;école, pensant que je suis une étudiante hyper stylée. Une fois, un étudiant m’a dit : “Franchement, je te trouve mignonne avec tes lunettes, on dirait Mia Khalifa.” Mia Khalifa ? Juste ciel ! J&rsquo;espère ne jamais dégommer un de ces mioches <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f926-1f3fe-200d-2640-fe0f.png" alt="🤦🏾‍♀️" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />.Je pense qu’on a atteint un niveau d’irrespect universitaire jamais vu depuis Socrate.</p>



<p><strong>Episode IV : les réunions de profs où t’es la seule à dire “JPP”</strong><br>Quand je parle en réunion, il y a ce léger flottement… comme si j’étais une erreur de casting.<br>“Elle est brillante, mais… c’est une stagiaire ? Une doctorante ? Une étudiante d’échange Erasmus déguisée en adulte ?” Alors je parle vite, je cite Bourdieu, Foucault, un peu d’Umberto Eco pour faire bonne mesure, et je balance un “méta-narrativité disruptive des pratiques hybrides éditoriales dans le champ post-numérique”. Bam. Le silence se transforme en respect.<br><strong>Conclusion</strong> : prof, jeune, mais pas fragile.</p>



<p>Être jeune et enseignante d’université, c’est un peu comme être une licorne qui fait des fiches pédagogiques : ça fait rêver, mais personne n’y croit vraiment. Oui, j’ai encore une voix fluette, je ris quand mes étudiants me disent “Waye, Madame”, je dis “ASKIP” à mes collègues sans qu’ils comprennent. Mais je suis là. J’enseigne. Je fais cours. Je corrige des copies avec plus de café que de sommeil (croyez-moi, c&rsquo;est une stricte nécessité). Et parfois, je me dis que le plus grand pouvoir, c’est de ne pas avoir l’air de l’avoir.<br>Mais franchement, si un jour un étudiant m’appelle encore “ma coucou”, je l&rsquo;accroche sur le tableau, naaan, je plaisante. </p>
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		<title>Quand tu fais des blagues en salle qui ne font rire que toi</title>
		<link>https://priscille-djamfa.com/2025/03/18/quand-tu-fais-des-blagues-en-salle-qui-ne-font-rire-que-toi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Priscille Ngongang Djamfa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 14:38:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie à l'université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est 7h30, bon pas très exactement, 7h56 pour être précise (un jour, je serai à l’heure). J’arrive en cours avec ma meilleure énergie. Je me suis dit aujourd’hui : « Je vais mettre un peu d’humour dans mon enseignement. Rendre le savoir ludique, accessible, vivant. » Erreur. Grave erreur. Episode 1 : le lancer...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est 7h30, bon pas très exactement, <strong>7h56</strong> pour être précise (un jour, je serai à l’heure). J’arrive en cours avec ma meilleure énergie. Je me suis dit aujourd’hui : « Je vais mettre un peu d’humour dans mon enseignement. Rendre le savoir ludique, accessible, vivant. » Erreur. Grave erreur.</p>



<p><strong>Episode 1 : le lancer de blague</strong><br>J’explique tranquillement le <strong>schéma de Jakobson</strong>. Je sens que la classe plane entre le sommeil et l’abandon cérébral volontaire. Alors je lance une petite blague, subtile, fine, un bijou : « <strong>Donc si le message ne passe pas, ce n’est pas toujours le bruit hein, parfois c’est juste que l’émetteur est un ex.</strong> » Silence. Pas un rictus. Pas une paupière qui tremble. Rien. Le vide le plus absolu. Je viens de faire une vanne à 25 francs CFA dans une salle pleine de comptes bancaires émotionnels vides.</p>



<p><strong>Episode 2 : le grand moment de solitude</strong><br>Je regarde autour de moi. Même le projecteur a baissé la luminosité pour marquer sa gêne. Un mec tousse pour meubler le malaise. Une meuf au fond regarde le plafond comme si Dieu allait venir lui expliquer pourquoi elle est là. Un autre prend son stylo et écrit « blague ratée” dans sa marge. Un dernier, avec tout le courage du monde, lève la main et dit : « <strong>Madame, c’est quoi l’émetteur ?</strong> » Je veux partir. Je veux rentrer chez moi, me faire un bon plat de Sanga et regarder des stands up de Paul Mirabel pour retrouver foi en l’humour. Moi qui me croyais drôle…</p>



<p><strong>Episode 3 : le déni collectif</strong><br>Je réessaie. Nouvelle tentative, cette fois plus accessible :<br>« <strong>Le feedback, c’est quand l’étudiant ose me dire que je parle trop. Bon, jusqu’à présent je n’ai reçu aucun feedback…</strong> » Toujours rien. À ce stade, même la poussière sur les rideaux a compris que je suis seule dans mon délire. J’essaie une autre approche. « <strong>La communication, c’est comme les relations : quand y’a plus de message, c’est que quelqu’un a déjà bloqué quelqu’un.</strong> » Rien. Je sens que même mon âme est en train de quitter mon corps pour s’inscrire au concours de l’ENAM. Je suis là, face à 60 visages figés comme des statues dans une expo “Expression Zéro”. Quelle image !</p>



<p><strong>Episode 4 : le diagnostic</strong><br>Je réalise plusieurs choses :<br>• Ils ne comprennent pas mes blagues ;<br>• Ils ne comprennent pas que c’est une blague ;<br>• Est-ce moi qui ne suis pas drôle ? ;<br>• Ils pensent que si je ris, c’est sûrement un piège.<br>Parce qu’au Cameroun, quand un prof rit, les étudiants pensent : « Ah. Il va poser une question piège. » Et donc, ils me regardent avec la concentration de quelqu’un qui lit son contrat de prêt bancaire.</p>



<p><strong>Episode 5 : la révolte intérieure</strong><br>Je me rappelle ce jour où, entre deux corrections de copies apocalyptiques, j’ai rêvé d’être cette enseignante cool, drôle, inspirante. Mais à la place, je suis devenue… Un comique de stand-up qui se produit dans une salle vide. Une Marthouka du rire incompris.</p>



<p><strong>Épilogue : la paix avec moi-même</strong><br>Aujourd’hui, je ne fais plus de blagues. Je fais des références pédagogiques souriantes avec une tonalité détendue. Et quand j’ai envie de rire ? Je relis les copies d’examen. Là au moins, je ris. Beaucoup. Sincèrement. Tragiquement.</p>



<p>Mais une chose est sûre, la prochaine fois que je balance une blague, je la mets dans une épreuve. Là, au moins, ils feront semblant de comprendre. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f60e.png" alt="😎" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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		<title>Quand tu corriges des copies et tu réalises que t’as affaire à des ingénieurs… du son (pas du sens)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Priscille Ngongang Djamfa]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Mar 2025 17:31:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie à l'université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’orthographe est morte. Paix à son âme. Enterrée quelque part entre l’école primaire et l’inspiration du moment. Quand t’es jeune, motivée, diplômée (mention très honorable svp 😏), et qu’on te confie un paquet de copies à corriger, tu te dis : « Je vais évaluer leur compréhension du cours ». Non. Erreur de débutante. Tu...</p>
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<p><strong>L’orthographe</strong> est <strong>morte</strong>. Paix à son âme. Enterrée quelque part entre l’école primaire et l’inspiration du moment.</p>



<p>Quand t’es jeune, motivée, diplômée (mention très honorable svp <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f60f.png" alt="😏" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />), et qu’on te confie un paquet de copies à corriger, tu te dis : « <strong>Je vais évaluer leur compréhension du cours</strong> ». Non. Erreur de débutante. Tu vas surtout évaluer leur relation spirituelle avec le français. Et elle est <strong>toxique</strong>. Très.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="649"  alt="" class="wp-image-395 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/04/books-2021-08-26-20-11-09-utc-1024x649.jpg" srcset="https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/04/books-2021-08-26-20-11-09-utc-1024x649.jpg 1024w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/04/books-2021-08-26-20-11-09-utc-300x190.jpg 300w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/04/books-2021-08-26-20-11-09-utc-768x487.jpg 768w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/04/books-2021-08-26-20-11-09-utc-1536x974.jpg 1536w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2025/04/books-2021-08-26-20-11-09-utc-2048x1298.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Documents.</figcaption></figure>



<p><strong>Episode 1 : le langage approximatif, mais audible</strong><br>Tu commences à lire. Première phrase : « <em>La comunication et un acte qui se base sur le mesage entre 2 persones</em>. » Tu fais une pause. Tu retires tes lunettes. Tu regardes le ciel. Tu cherches un signe. Dieu ne répond pas. Tu continues. Tu remarques que l’étudiant ne fait pas de fautes. Non. Il est économe. Pourquoi doubler les consonnes ? Quelle idée ! Une déjà, c’est largement suffisant. Il lutte contre le gaspillage, invente des orthographes alternatives. Il innove, explore, brave le dictionnaire avec la fougue d’un aventurier illettré.</p>



<p><strong>Episode 2 : les voyelles flottantes et les consonnes fantômes</strong><br>Tu te rends compte que tes étudiants ne connaissent pas l’orthographe des mots. Ils les devinent. Ils les devinent AVEC LE SON. Parce qu’après tout, « <em>connaisance</em>», « <em>demin</em> » et « <em>referense</em> » ça se prononce pareil, non ? Donc « <em>l’hortographe n’est pas un probleme si tu pe lir le son du mot</em> ». Là tu comprends qu’ils ne sont pas en filière journalisme ou communication. Non. Ils sont en faculté de phonétique urbaine appliquée. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f926-1f3fe-200d-2640-fe0f.png" alt="🤦🏾‍♀️" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<p><strong>Episode 3 : les accords tombés au front</strong><br>Le participe passé ? Massacré. L’auxiliaire ? Introuvable. La concordance des temps ? A fui au Lesotho avec un faux passeport. Tu lis des perles du genre : « <em>Les medias ont jouer un rôle majeures dans l’influance de l’opinion public</em>. » Tu ne sais plus si tu corriges un devoir ou si tu lis un message de 15h sur WhatsApp. Et toi, pauvre enseignante, t’as étudié Grevisse, Bescherelle, syntaxe, morphologie et tout le gang. Mais dans cette jungle, tes armes sont inutiles, limite tu déranges.</p>



<p><strong>Episode 4 : l’inventivité sémantique aka le freestyle absolu</strong><br>Certains étudiants ne savent pas, mais ils sentent les choses. Tu poses une question du genre : « Qu’est-ce qu’un manuscrit ? » On te répond : «<em> Ces quelque chose qu’on écris à la main il faut bien écrire sinon on le lis pas </em>» Ah. Tu vois ? C’est poétique. Tu hésites entre mettre zéro ou inscrire le texte au prix Goncourt de l’absurde.</p>



<p><strong>Episode 5 : et le fond alors ? Le fond c’est pas mieux.</strong><br>Parce que même quand l’orthographe passe encore (miracle !), le contenu, lui, fait une roulade arrière vers le néant. Exemple réel : Sujet : « Qu’est-ce qu’un chemin de fer ? » Réponse : « <em>C’est un chemin en fer construit pour les trains. Les voitures peuvent aussi passer mais quand le feu n’est pas rouge</em> » Fin de la copie. Tu vérifies si t’as bien distribué le bon sujet. Oui, c’est le bon.</p>



<p>En fin de compte, moi, correctrice, ébréchée, pose mon stylo rouge (usé jusqu’à la moelle), bois une gorgée de mon café froid, et me demande à quel moment j’ai signé pour souffrir en silence à corriger des copies faites avec l’intuition d’un télépathe maudissant la langue française. Mais je continue. Parce que je crois encore qu’un jour, un jour, quelqu’un écrira « communication » sans que mon œil ne saigne.</p>



<p>PS : Si tu lis ceci et que tu es étudiant, sache que je t’aime, vraiment beaucoup. Mais ton orthographe ? Elle me tue. Un peu plus à chaque copie. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f630.png" alt="😰" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



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		<title>Carnet d’une universitaire (presque) sérieuse !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Priscille Ngongang Djamfa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 15:25:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Introduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que la vie universitaire, c’est pas que des exposés PowerPoint et des stylos rouges. Bienvenue dans mon monde. Je m’appelle Priscille Djamfa, je suis universitaire (Doctorat PhD en Sciences de l&#8217;Information et de la Communication), enseignante, chercheure, correctrice de copies désespérantes, buveuse de café tiède, philosophe à mes heures perdues, et accessoirement… survivante. Oui,...</p>
<p>The post <a href="https://priscille-djamfa.com/2023/11/08/carnet-dune-universitaire-presque-serieuse/">Carnet d’une universitaire (presque) sérieuse !</a> appeared first on <a href="https://priscille-djamfa.com">Priscille DJAMFA</a>.</p>
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<h3 class="wp-block-heading"><em>Parce que la vie universitaire, c’est pas que des exposés PowerPoint et des stylos rouges.</em></h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="810" height="1080"  alt="" class="wp-image-376 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:16/9;object-fit:cover"/ data-src="https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2023/11/WhatsApp-Image-2024-09-15-at-2.10.42-PM.jpeg" srcset="https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2023/11/WhatsApp-Image-2024-09-15-at-2.10.42-PM.jpeg 810w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2023/11/WhatsApp-Image-2024-09-15-at-2.10.42-PM-225x300.jpeg 225w, https://priscille-djamfa.com/wp-content/uploads/2023/11/WhatsApp-Image-2024-09-15-at-2.10.42-PM-768x1024.jpeg 768w" sizes="(max-width: 810px) 100vw, 810px" /></figure>



<p><strong>Bienvenue dans mon monde</strong>. Je m’appelle <strong>Priscille Djamfa</strong>, je suis universitaire (Doctorat PhD en Sciences de l&rsquo;Information et de la Communication), enseignante, chercheure, correctrice de copies désespérantes, buveuse de café tiède, philosophe à mes heures perdues, et accessoirement… survivante. Oui, survivante d’un monde où ton ordinateur plante <em>juste</em> avant que tu n’enregistres ton chapitre, où les étudiants pensent que « conjoncture » est une maladie tropicale, et où les deadlines sont des légendes urbaines.</p>



<p>Ce blog, c’est mon carnet de bord. Un journal de bord d’une expédition intellectuelle en terrain parfois hostile : l’université. Vous y trouverez des tranches de vie, des réflexions plus ou moins sérieuses, des coups de gueule élégants, des anecdotes pleines de papier, de PDF et de sueur mentale.</p>



<p>Je vous parlerai de mes journées où je joue à la prof sévère alors que je rêve d’un plaid et d’un roman, de mes nuits passées à corriger des travaux qui mériteraient une prière plutôt qu’une note, de mes projets de recherche que même ma mère ne comprend pas… Et parfois, de ces moments magiques où tout s’aligne : un étudiant comprend enfin <em>la problématique</em>, et je me sens presque comme une héroïne Marvel — version en chaussettes et lunettes.</p>



<p>Bref, si tu aimes les coulisses de la vie universitaire avec un soupçon d&rsquo;ironie, un brin de lucidité et une tonne de second degré, tu es au bon endroit. Attache ta ceinture intellectuelle, ça va swinguer entre les pages de thèse, les cafetières et les illusions perdues.<br>Bienvenue sur mon blog, <em>« Carnet d’une universitaire (presque) sérieuse »</em>.<br>Spoiler alert : je ne suis sérieuse que quand je dors.</p>



<p></p>
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